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BLÉPHAROPLASTIE

Il faut distinguer les blépharoplasties des paupières
supérieures, souvent associées à un rajeunissement du
front, des blépharoplasties des paupières inférieures,
anatomiquement liées à la région des pommettes.
En effet, on n'opère pas des paupières, mais on rajeunit
une région, celle du regard, primordiale dans la
communication non verbale.
Enlever un peu de peau sous anesthésie locale ne
rajeunit pas un regard et lui donne en revanche un
aspect «opéré» de mauvais aloi.
A l'opposé, prendre en charge la région fronto-orbitaire
pour lui redonner les formes qu'elle avait avant de se
creuser, ouvre le regard et permet de retrouver sa
séduction.
Les paupières supérieures
Avec le temps, elles se creusent, la peau paraît ainsi
excédentaire, d'autant plus que s'y ajoute la descente
du sourcil qui s'appuie sur la paupière. Cet ensemble de
modifications donne un aspect triste à l'ensemble du
regard.
Les paupières inférieures On voit
progressivement se développer des poches sous les yeux,
souvent plus marquées le matin, sous une peau fine et
fripée. Sous cette poche, l'émaciation creuse
progressivement des cernes. En même temps la fonte de la
partie supérieure de la pommette accentue l'impression
de déplacement vers le bas.
Le traitement ne doit pas consister uniquement à tirer
la peau, car elle «tire» déjà vers le bas, attirée par
le vide. Il faut, au contraire, restaurer les volumes
perdus et une régularité de contours harmonieux. La peau
ne fait que refléter les changements intervenus sous sa
surface. C'est grâce à ce concept de remodelage que l'on
obtiendra un regard normal, mobile, vif et expressif.
L'anesthésie En fonction du type
d'intervention envisagé et de ses associations,
l'anesthésie sera rarement une locale, mais plutôt une
anesthésie générale légère.
L'intervention
- Pour la correction de l'excédent cutané de la
paupière supérieure, qui gêne le maquillage et vieillit
le regard en l'attristant, l'incision se fait à quelques
millimètres au-dessus des cils, dans le pli de la
paupière supérieure (pli palpébral). Cette incision ne
laisse pratiquement aucune trace, car la peau de la
paupière cicatrise parfaitement. Tout au plus pourra-t-on
voir pendant quelques semaines un fin trait rosé, que le
maquillage camoufle complètement. Par cette incision,
l'excès cutané est éliminé, et la graisse responsable du
gonflement près du nez est supprimée. Il s'agit d'une
intervention très minutieuse, souvent réalisée sous la
loupe, mais l'excès cutané apparent est aussi la
conséquence de la perte progressive du modelé de la
jeunesse, par fonte graisseuse. Le plus souvent, nous
associons donc une lipostructure (micro greffes
graisseuses) afin de retendre par l'intérieur la
paupière décharnée. On peut aussi remonter l'angle
externe des paupières, pour accentuer l'aspect d'oeil
«en amande».
- Pour le rajeunissement des paupières inférieures,
l'incision peut se situer au ras des cils, et est très
vite invisible. Les poches graisseuses sont retirées, et
s'il existe un excès cutané, celui-ci sera éliminé par
redrapage. La peau ne sera jamais retendue, mais plutôt
redistribuée de façon à bien «tomber».
- Mais, presque toujours, il est possible d'enlever
les poches graisseuses en passant par l'intérieur de la
paupière, par voie conjonctivale, sans aucune cicatrice.
Un pansement léger est mis en place pendant quelques
heures, et le ou la patiente peut alors rentrer chez lui
le soir ou le lendemain de l'intervention, suivant
l'importance de celle-ci et le mode d'anesthésie employé.
Une lipostructure, réalisée en même temps, rétablira le
galbe en continuité avec la pommette et comblera le
cerne.
Les suites opératoires Elles sont
normalement marquées par la survenue d'ecchymoses
modérées qu'il convient de protéger des rayons du soleil.
L'oedème conjonctival se manifeste parfois par une
impression de «bulle» dans l'oeil, qui disparaît en
quelques jours. Si le laser a été utilisé, la peau sera
rose pendant quelques temps.
Le chirurgien est disponible à tout moment pour revoir
et rassurer son patient qui doit revenir huit jours
après l'intervention, pour un contrôle. Il y a très peu
ou pas de points à enlever, car la technique employée
utilise soit des surjets intradermiques, soit des fils
résorbables.
Le maquillage est possible dès le quatrième jour post-opératoire.
Les incidents et complications S'agissant
d'une intervention chirurgicale, ils sont possibles,
même avec un chirurgien très expérimenté: hématome
important justifiant son évacuation rapide afin de ne
pas perturber la vision, douleur oculaire due à une
petite éraflure, rétraction temporaire de la paupière.
Ces cas sont rares, et si nous les signalons, c'est dans
le but de fournir une information scrupuleuse et honnête,
sur une intervention de chirurgie esthétique qui donne
d'excellents résultats dont vous bénéficierez toute
votre vie. |
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