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PLASTIE MAMMAIRE POUR PTOSEElle correspond à un
affaissement du sein, dû à une diminution progressive du
volume du contenu glandulaire et à une distension de
l'enveloppe cutanée. Les seins sont affaissés, distendus,
et leur partie supérieure semble «déshabitée».
Ce phénomène physiologique s'accroît avec l'âge. Il peut
être favorisé par un amaigrissement important ou par les
grossesses.
Comme nous l'avons déjà souligné, à côté des ptoses
isolées ou ptoses pures, il existe des ptoses associées
à une hypertrophie mammaire. Dans ce chapitre, seule la
ptose mammaire dite pure sera évoquée.
L'intervention
Elle peut être effectuée dès l'âge de dix-sept ans, dans
ses formes importantes. Il n'y a aucune limite
supérieure d'âge.
Son but est de remonter la glande, d'adapter l'enveloppe
cutanée à ce nouveau galbe mammaire et de remettre la
zone aréolo-mamelonnaire en bonne position. Il faut donc
enlever une certaine quantité de peau excédentaire. Une
cicatrice est, par conséquent, inévitable.
La topographie et l'évolution cicatricielle doivent être
parfaitement expliquées à la patiente. C'est l'un des
éléments fondamentaux du contrat de soin. Bien
évidemment, cette « rançon » cicatricielle dépend du
degré de la ptose et de la quantité de peau excédentaire.
Souvent elle a la forme d'un T renversé ou d'une ancre
marine.
Après un bilan classique, ainsi que des mammographies,
l'intervention se pratique avec une anesthésie générale
et dure de deux à trois heures.
L'hospitalisation Généralement, elle est de
une à deux journées.
Les suites opératoires Elles sont le plus
souvent simples et peu douloureuses. Le port du soutien-gorge
est conseillé entre le deuxième et le quinzième jour.
Les incidents et complications Les
cicatrices peuvent rosir et s'épaissir à partir de la
quatrième semaine qui suit l'intervention. Cette
réaction inflammatoire s'estompe progressivement à
partir du troisième mois. L'application d'un pansement
en silicone pendant le premier mois permet d'éviter de
mauvaises cicatrisations.
Les exceptionnelles nécroses cutanées sont pratiquement
toujours dues au tabagisme.
Dans tous les cas, les patientes seront surveillées
pendant l'année qui suit l'intervention, de manière à
s'assurer de la bonne évolution cicatricielle.
Les grossesses sont formellement déconseillées pendant
les six mois post-opératoires. Ensuite, il n'y a aucune
contre-indication. Les possibilités de lactation sont
d'ailleurs intégralement respectées, et la pratique de
toute activité physique est possible après le premier
mois.
La sensibilité de l'aréole et du mamelon n'est
qu'exceptionnellement perturbée. |
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